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  <title>Energie &amp; Mines Afrique </title>
  <description><![CDATA[Média de référence dédié à l'analyse et au décryptage des enjeux énergétiques et miniers en Afrique.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-19T22:47:44+02:00</dc:date>
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   <title>Energie &amp; Mines Afrique </title>
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   <title>Primature : Ahmadou Al Aminou Lo prône cohésion et collégialité pour l’Agenda Sénégal 2050</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jun 2026 10:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>EMA</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités sectorielles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   EMA - Le chef du gouvernement sénégalais pose un acte de management gouvernemental fort en commençant sa gestion par sensibiliser ses propres collaborateurs sur la synergie d’action pour atteindre l'efficacité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.energiemineafrique.com/photo/art/default/96947709-67569768.jpg?v=1781254711" alt="Primature : Ahmadou Al Aminou Lo prône cohésion et collégialité pour l’Agenda Sénégal 2050" title="Primature : Ahmadou Al Aminou Lo prône cohésion et collégialité pour l’Agenda Sénégal 2050" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lo, cherche l’efficacité gouvernementale. Conscient que celle-ci ne peut s’acquiert que dans la cohésion et la collégialité, il a réuni hier les directeurs et responsables de la Primature. Ce fut pour leur lancer un message fort : «&nbsp;<em>l’efficacité gouvernementale repose sur la cohésion, la collégialité et l’éthique</em>&nbsp;». Une orientation qu’il inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation (ANT) Sénégal 2050. <br />  &nbsp; <br />  A cet effet, il a réitéré les trois axes fondamentaux de la coordination gouvernementale : <strong>efficience opérationnelle, méthodologie et interministérialité</strong>. « <em>La Primature n’est pas un organigramme, mais un comité de direction autour de moi </em>», a-t-il souligné. <br />  &nbsp; <br />  Et M. Lo d’insister : « <em>Si ce maillon faiblissait, la transmission ne se ferait pas</em> ». Il appelle à dépasser les distinctions entre Cabinet et Secrétariat général du gouvernement : <strong>« <em>La Primature est Une</em> »</strong>. <br />  &nbsp; <br />  Le chef du gouvernement a invité ses collaborateurs à incarner <strong>professionnalisme, solidarité, éthique et esprit d’équipe</strong>, seules garanties pour faire fonctionner les directions et structures. <br />  &nbsp; <br />  Fort de son expérience de 13 mois à l’Agenda national de transformation, il a rappelé l’intégration des principes <strong>ISO 9001</strong> dans l’administration publique : écoute client, amélioration continue, correction des non-conformités, maîtrise documentaire. Trois des quatre piliers de l’ANT relèvent directement de la Primature. <br />  &nbsp; <br />  Cette rencontre marque une étape stratégique : la Primature se positionne comme <strong>cœur de la cohésion gouvernementale</strong>, garante de la réussite de l’Agenda Sénégal 2050. Ahmadou Al Aminou Lo place la collégialité et la qualité au centre de l’action publique, pour une administration robuste et inclusive. <br />   <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Contenu local au Sénégal : le vibrant plaidoyer de la CCIAD pour l’émergence de « champions nationaux »</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2026 15:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ndakhté M. GAYE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ Contenu local]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   EMA - Le président de la CCIAD, Abdoulaye Sow, a fermement positionné le contenu local non pas comme une simple contrainte réglementaire, mais comme un véritable « instrument stratégique de souveraineté économique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.energiemineafrique.com/photo/art/default/96642004-67365375.jpg?v=1779232344" alt="Contenu local au Sénégal : le vibrant plaidoyer de la CCIAD pour l’émergence de « champions nationaux »" title="Contenu local au Sénégal : le vibrant plaidoyer de la CCIAD pour l’émergence de « champions nationaux »" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">À l’aune des premières productions d'hydrocarbures et des mutations structurelles de l’économie sénégalaise, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) a donné le coup d’envoi de ses « Grands Débats Économiques ». Axée sur le thème crucial : « Le contenu local : opportunités pour les entreprises sénégalaises », cette rencontre de haute facture a réuni le cœur de l’écosystème extractif et industriel national : représentants ministériels, le COS-Pétrogaz, le secteur privé et des experts sectoriels. <br />  &nbsp; <br />  Dans son allocution d’ouverture, le président de la CCIAD, Abdoulaye Sow, a fermement positionné le contenu local non pas comme une simple contrainte réglementaire, mais comme un véritable « instrument stratégique de souveraineté économique » et un puissant levier d’inclusion. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un gisement inédit d’opportunités à capter</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour l'institution consulaire, les secteurs du pétrole, du gaz, des mines, des infrastructures et de l’énergie constituent aujourd'hui un vecteur incontournable de transformation. Sous-traitance, fourniture de biens et services, transferts de technologies et création d'emplois : le potentiel de croissance pour le tissu entrepreneurial local est immense. <br />  &nbsp; <br />  Cependant, le constat reste lucide. Ces opportunités demeurent encore sous-exploitées par le secteur privé national. En cause ? Un déficit d'appropriation des cadres normatifs et, surtout, les exigences pointues de conformité aux standards internationaux pour accéder aux marchés donneurs d'ordres. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les 5 grands défis de la compétitivité sénégalaise</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour transformer l'essai et voir émerger de véritables « champions nationaux », le président de la CCIAD a identifié cinq chantiers majeurs sur lesquels l'État et le secteur privé doivent s'accorder : <br />  &nbsp; <br />  1. Le renforcement des capacités techniques et financières des entreprises locales. <br />  2. L'accès transparent à l’information stratégique sur les marchés futurs. <br />  3. La mise en conformité absolue aux normes internationales. <br />  4. L’amélioration globale de la compétitivité industrielle. <br />  5. Le financement adapté des petites et moyennes entreprises (PME). <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vers un dialogue public-privé renforcé</strong> <br />  &nbsp; <br />  L’ambition affichée à travers ce Grand Débat est claire : briser les barrières entre les donneurs d’ordres de l'industrie extractive et les PME sénégalaises. En favorisant une meilleure compréhension du cadre réglementaire et des mécanismes d'accompagnement, la CCIAD espère insuffler une dynamique d'excellence et d’innovation. <br />  &nbsp; <br />  «<em> C’est à travers une démarche concertée, inclusive et résolument prospective que nous parviendrons à faire du contenu local un catalyseur puissant de croissance économique</em> », a martelé le président de la Chambre de Commerce en guise de conclusion. <br />  &nbsp; <br />  Un message qui résonne avec force alors que l'expertise et la gouvernance extractive du Sénégal s'apprêtent à être portées sur la scène internationale, notamment lors de la prochaine vitrine d'EMA Magazine à Paris.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title> Sénégal : le FSRP engage les médias dans la bataille pour la résilience alimentaire</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2026 15:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ndakhté M. GAYE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités sectorielles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   EMA - Face aux pressions climatiques, économiques et démographiques, les systèmes de production alimentaire sénégalais doivent évoluer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.energiemineafrique.com/photo/art/default/96654962-67375064.jpg?v=1779307872" alt=" Sénégal : le FSRP engage les médias dans la bataille pour la résilience alimentaire" title=" Sénégal : le FSRP engage les médias dans la bataille pour la résilience alimentaire" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le coordonnateur national du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), Dr Mohamadou Lamine Dia, a ouvert ce mercredi une session d’information et de sensibilisation dédiée aux journalistes économiques du Sénégal. Objectif : renforcer la compréhension des enjeux liés à la sécurité alimentaire et au changement climatique, et inscrire les médias comme partenaires stratégiques de la transformation agricole et pastorale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Contexte et enjeux</strong> <br />  &nbsp; <br />  Face aux <strong>pressions climatiques, économiques et démographiques</strong>, les systèmes de production alimentaire sénégalais doivent évoluer. Le FSRP, initiative régionale portée par la <strong>CEDEAO, le CORAF et le CILSS</strong>, avec l’appui de la Banque mondiale et du FIDA, entend répondre à ces défis par des investissements structurants. <br />  Au Sénégal, le programme bénéficie d’un financement de <strong>130 milliards FCFA sur six ans</strong>, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. <br />  &nbsp; <br />  Dans son intervention, le coordonnateur du Programme a cité des actions concrètes déjà en cours&nbsp;parmi lesquels <strong>1 000 hectares de fermes modernes</strong> pour les Coopératives agricoles communautaires (CAC) et <strong>4 700 hectares de périmètres irrigués villageois</strong> dans la vallée du fleuve Sénégal. Ces investissements visent à sécuriser les revenus des producteurs, améliorer la santé animale et renforcer la résilience des communautés rurales. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les médias, partenaires stratégiques</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le coordonnateur a insisté sur le rôle fondamental des journalistes : <em>« Par votre travail quotidien d’information, d’éducation et de sensibilisation, vous contribuez à rapprocher les politiques publiques des citoyens et à permettre aux populations de mieux comprendre les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à l’agriculture, à l’élevage et à la résilience au changement climatique.</em> » <br />  &nbsp; <br />  La rencontre avec le <strong>Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES)</strong> et d’autres organisations de médias marque le début d’une collaboration durable. Le FSRP prévoit d’élargir ce partenariat aux médias spécialisés en environnement, radios communautaires, plateformes numériques et télévisions, via des <strong>sessions thématiques spécifiques</strong>. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un enjeu de souveraineté</strong> <br />  &nbsp; <br />  La sécurité alimentaire est désormais considérée comme un <strong>enjeu majeur de souveraineté et de stabilité sociale</strong>. Le coordonnateur a appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les producteurs, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales… et les médias.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Kajom Capital : une promesse d'inclusion pour l’accès à la propriété au Sénégal</title>
   <pubDate>Sat, 16 May 2026 16:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ndakhté M. GAYE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités sectorielles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   EMA - À travers le mécanisme de la location vente, Kajom capital entend corriger une injustice sociale et économique : des millions de Sénégalais qui, après une vie entière de loyers, ne possèdent aucune parcelle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.energiemineafrique.com/photo/art/default/96589873-67336046.jpg?v=1778942661" alt="Kajom Capital : une promesse d'inclusion pour l’accès à la propriété au Sénégal" title="Kajom Capital : une promesse d'inclusion pour l’accès à la propriété au Sénégal" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le lancement de <strong>Kajom Capital</strong>, hier, par le&nbsp;Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) se présente comme une révolution dans l’accès à la propriété au Sénégal. Mais dans un pays où de pareille initiative – plan des 100.000 logements sous Macky Sall – ont souvent laissé un goût d’inachevé, une question s’impose : cette fois, fera‑t‑on réellement la différence ? <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une ambition séduisante</strong> <br />  &nbsp; <br />  Kajom Capital propose un mécanisme de <strong>location‑vente inclusif</strong>, accessible même aux travailleurs de l’informel, soit près de 90 % de la population active. Le directeur général&nbsp;du FONSIS, Babacar Gningue, insiste : « <em>Un commerçant à Sandaga ou un artisan à Ngaye Mékhé peut devenir propriétaire.</em> » Sur le papier, l’innovation est réelle : transformer les loyers en épargne sécurisée et restituer une partie des sommes en cas d’interruption du contrat. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des objectifs chiffrés mais ambitieux</strong> <br />  &nbsp; <br />  La feuille de route prévoit <strong>200 logements en 2026</strong>, puis 1 000 en 2027 et 2028, avant d’atteindre un rythme de <strong>2 000 unités par an</strong> pour un total de <strong>20 000 ménages propriétaires</strong>. Or, l’histoire récente invite à la prudence : le programme des 100.000 logements lancé sous Macky Sall n’a pas pu&nbsp;atteindre&nbsp;ses cibles, faute de financements, de maîtrise foncière et de coordination institutionnelle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les défis structurels</strong> <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Déficit chronique</strong> : plus de <strong>320 000 logements manquants en 2013</strong>, un déficit qui pourrait dépasser <strong>500 000 unités</strong> aujourd’hui.</li>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Inflation immobilière</strong> : tant que l’offre reste insuffisante, les loyers augmentent et grèvent le pouvoir d’achat des ménages.</li>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Fragmentation des acteurs</strong> : SICAP, SN HLM, Fonds de l’habitat social… autant d’institutions qui peinent à harmoniser leurs interventions.</li>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Financement fragile</strong> : la phase pilote repose sur le FONSIS et la Banque islamique du Sénégal, mais la pérennité dépendra de l’engagement massif des banques et investisseurs privés.</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  <strong>Entre promesse et scepticisme</strong> <br />  &nbsp; <br />  Kajom Capital se veut une « clé » pour sortir du cycle du loyer éternel. Mais l’expérience montre que les promesses de logements sociaux se heurtent à des réalités tenaces : foncier rare, coûts de production élevés, lenteurs administratives et manque de suivi. Sans une gouvernance rigoureuse et une transparence totale, le risque est grand que Kajom rejoigne la longue liste des projets inachevés. <br />  &nbsp; <br />  Kajom Capital incarne une <strong>vision audacieuse</strong> : rendre la propriété accessible à tous, y compris aux travailleurs de l’informel. Mais pour que cette initiative ne soit pas un mirage de plus, il faudra dépasser les écueils qui ont plombé les programmes précédents. La réussite dépendra moins des slogans que de la capacité à <strong>structurer une offre massive, viable et transparente</strong>. Car bâtir un toit, c’est bâtir une nation – mais encore faut‑il que ce toit existe réellement.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Souveraineté laitière : à Saly, le Sénégal veut briser sa dépendance au lait en poudre</title>
   <pubDate>Wed, 13 May 2026 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Moctar FICOU</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités sectorielles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   EMA - Malgré des milliards de litres de lait produits chaque année en Afrique de l’Ouest, la filière locale reste marginalisée, étouffée par les importations de lait en poudre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.energiemineafrique.com/photo/art/default/96538414-67303650.jpg?v=1778667196" alt="Souveraineté laitière : à Saly, le Sénégal veut briser sa dépendance au lait en poudre" title="Souveraineté laitière : à Saly, le Sénégal veut briser sa dépendance au lait en poudre" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La 5ᵉ édition des <strong>Rencontres internationales « Lait, vecteur de développement »</strong> s’est ouverte mardi 12 mai à Saly Portudal. Chercheurs, éleveurs, industriels et décideurs y confrontent une réalité brutale : malgré des milliards de litres produits chaque année en Afrique de l’Ouest, la filière locale reste marginalisée, étouffée par les importations de lait en poudre. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le paradoxe sénégalais</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le Sénégal affiche une ambition claire : bâtir une <strong>souveraineté laitière</strong>. Mais le constat est sévère. Cheptel à faible rendement, contraintes alimentaires et sanitaires, collecte quasi inexistante : moins de 2 % du lait produit est transformé localement, voilà les maux de la filière. <br />  &nbsp; <br />  Résultat : les usines tournent surtout avec du lait importé, pendant que les producteurs locaux peinent à écouler leur production. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La voix des acteurs</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour Abdoulaye Dieng, conseiller technique au ministère de l’Agriculture : « L’objectif n’est pas seulement de produire plus, mais de rendre le lait local accessible. Tant qu’il restera trop cher, les importations domineront. » <br />  &nbsp; <br />  Le défi est donc double : <strong>augmenter la productivité</strong> et <strong>résoudre le casse-tête de la collecte et de la chaîne du froid</strong>. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le lait, produit stratégique pour la CEDEAO</strong> <br />  &nbsp; <br />  Longtemps reléguée derrière les céréales, la filière laitière est désormais considérée comme stratégique par la CEDEAO. Objectif affiché : <strong>doubler la production régionale d’ici 2030</strong>. Programmes de soutien au pastoralisme,&nbsp;initiatives pour l’emploi des jeunes, projets de collecte et de transformation… la machine régionale s’active, mais les résultats tardent. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des initiatives locales</strong> <br />  &nbsp; <br />  Au Sénégal, des programmes comme <strong>« Une femme, une vache »</strong> cherchent à renforcer la production familiale et l’autonomisation des femmes rurales. Mais pour peser face aux importations, il faudra des infrastructures solides, une meilleure organisation des circuits de commercialisation et un appui scientifique constant. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Un levier face aux crises</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour Ibra Touré, directeur régional du CIRAD, le lait dépasse sa dimension alimentaire :</div>    <ul>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Sécurité nutritionnelle</strong></li>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Emploi des jeunes et des femmes</strong></li>  	<li style="text-align: justify;"><strong>Cohésion sociale et développement territorial</strong></li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  Dans un contexte de crises climatiques et économiques, la filière laitière pourrait devenir un <strong>vecteur de résilience</strong>… à condition de transformer l’ambition en action. <br />  &nbsp; <br />  Moctar FICOU <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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