Pour clore notre série "Focus Experts", nous élargissons notre horizon. Si le secteur extractif est aujourd'hui sous le feu des projecteurs avec la Validation ITIE (89/100), une dynamique similaire de transparence s'empare d'autres secteurs stratégiques de l'État : le patrimoine bâti et le numérique. Bien que ces dossiers ne relèvent pas du périmètre de la Norme ITIE, ils participent d'une même volonté de moralisation de la chose publique.
Patrimoine bâti : l'audit qui libère 25 milliards FCFA
La gestion immobilière de l'État a longtemps été une "boîte noire". L'audit récent de la Primature marque une rupture nette avec les pratiques de gestion opaque.
Le résultat : une économie directe de 25 milliards FCFA sur les baux administratifs. Le parallèle avec l'extractif : tout comme l'ITIE exige la transparence sur les contrats miniers, l'État applique ici une logique de rationalisation. La question des bénéficiaires réels des sociétés de gestion immobilière devient, par effet miroir, un sujet d'intérêt public majeur pour éviter les conflits d'intérêts. Patrimoine bâti : l'audit qui libère 25 milliards FCFA
La gestion immobilière de l'État a longtemps été une "boîte noire". L'audit récent de la Primature marque une rupture nette avec les pratiques de gestion opaque.
Numérique et LONASE : la fin des contrats de complaisance
Dans le secteur des jeux et de la connectivité, l'heure est également à la renégociation.
L'Analyse EMA : Vers une "Norme Transparence" généralisée ?
Il ne faut pas confondre les cadres : les 11 mesures correctives de l'ITIE (certification des volumes, propriété effective, etc.) sont des obligations internationales strictes liées au sous-sol. Les audits du patrimoine bâti sont, eux, des décisions de gouvernance interne.
Pourtant, pour le citoyen, le combat est identique. Qu'il s'agisse d'un baril de pétrole à Sangomar ou d'un bail administratif au Plateau, l'exigence est la même : savoir qui possède quoi et combien l'État gagne réellement.
En bouclant cette série "Focus Experts", une certitude demeure : la transparence n'est plus une option isolée réservée aux mines, elle devient le socle d'un nouveau contrat de confiance entre l'État et la Nation.