Intensifier l’innovation pour transformer les systèmes alimentaires africains


Rédigé le 31 Mars 2026 à 11:36 | 0 commentaire(s) modifié le 31 Mars 2026 13:20


EMA - La Banque mondiale vient d’approuver la quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP).


Le 26 mars 2026 marque une étape décisive pour l’avenir agricole du continent : la Banque mondiale vient d’approuver la quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP). Cette nouvelle initiative, dotée de 46 millions de dollars, élargit son champ d’action vers l’Afrique de l’Est, avec un objectif clair : renforcer la sécurité alimentaire et stimuler la création d’emplois.

Plus de 1,5 million de bénéficiaires


Le programme AICCRA-FSRP4 s’appuie sur les acquis des phases précédentes et sur le projet AICCRA du CGIAR. Il vise à rapprocher la recherche des agriculteurs en diffusant des solutions climato-intelligentes :
 

Variétés de riz et de maïs résistantes à la sécheresse

Plateformes numériques de conseil climatique

Systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire


Plus de 250 000 agriculteurs adopteront ces innovations, renforçant la résilience face aux chocs climatiques. Déjà, les phases antérieures ont permis de diffuser 165 innovations et d’offrir des services climato-intelligents à 11,6 millions de personnes.

L’emploi au cœur de la stratégie


Avec 52 % de la main-d’œuvre africaine employée dans l’agriculture, le projet met l’accent sur l’entrepreneuriat et le développement des compétences :
 

Soutien à 150 projets d’entreprise

Mise en place ou renforcement de 25 incubateurs et accélérateurs

Mobilisation de 16,5 millions de dollars de capitaux privés


Des partenariats ciblés, notamment avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc, permettront de stimuler une innovation tirée par le marché et génératrice d’emplois.

Une architecture régionale solide

Le programme s’appuie sur un réseau d’institutions régionales telles que le CORAF, l’AGRHYMET, l’ASARECA, le CCARDESA et l’ICPAC. Cette coopération transfrontalière est essentielle pour accélérer le transfert d’innovations, réduire les doublons et amplifier l’impact sur l’ensemble du continent.

Comme le souligne Marina Wes, directrice par intérim des programmes régionaux de la Banque mondiale : « Les risques climatiques, les ravageurs, les systèmes de données et les marchés ne s’arrêtent pas aux frontières. »


Des résultats déjà tangibles


À ce jour, le FSRP a :

Touché 2,9 millions de bénéficiaires

Permis à près d’un million de producteurs d’adopter des technologies climato-intelligentes

Étendu les services agrométéorologiques à 962 000 acteurs

Contribué à réduire de 30 % l’insécurité alimentaire dans les zones ciblées


La nouvelle phase ambitionne d’amplifier ces acquis en misant sur les solutions du secteur privé, le développement des compétences et des stratégies numériques robustes.

 

EMA


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