Ousmane Sonko au Maroc : récit d’une Afrique en marche


Rédigé le 28 Janvier 2026 à 12:29 | 0 commentaire(s) modifié le 31 Janvier 2026 14:40


EMA - Au-delà des protocoles diplomatiques, l'allocution du premier ministre sénégalais, Oumanes Sonko, a résonné comme une histoire.


Dans les salons feutrés de Rabat, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris la parole. Mais au-delà des protocoles diplomatiques, son allocution a résonné comme une histoire : celle d’un continent qui cherche à se réinventer, à se libérer des dépendances et à tracer son propre chemin.

Le récit

Le décor est posé : une rencontre officielle, des drapeaux côte à côte, et une salle attentive. Mais très vite, Sonko transforme l’exercice en manifeste. Il raconte l’Afrique comme une terre riche, trop longtemps exploitée sans bénéficier de ses propres trésors.

Il évoque les mines, les hydrocarbures, les champs agricoles. Non pas comme des ressources brutes à exporter, mais comme des leviers de transformation. Dans son récit, chaque minerai devient une usine, chaque récolte une agro-industrie, chaque goutte d’énergie une opportunité d’innovation.

Le Maroc apparaît alors comme un compagnon de route. Non pas un partenaire lointain, mais un voisin avec lequel bâtir des ponts solides : infrastructures, agriculture durable, énergies renouvelables. Le ton est narratif, presque fraternel : une Afrique qui se parle à elle-même, qui s’écoute et qui s’organise.
 
Les personnages de l’histoire

La jeunesse africaine est considérée comme un héros central, appelée à inventer, coder, transformer, les États africains comme acteurs collectifs, invités à dépasser les frontières pour construire une intégration réelle et les ressources naturelles : personnages longtemps secondaires, désormais placés au cœur du récit comme moteurs de souveraineté.
 
La morale

Le discours de Sonko n’est pas seulement une allocution politique. C’est une parabole : l’Afrique doit croire en ses propres forces, investir dans sa jeunesse et transformer ses richesses. Le Maroc et le Sénégal deviennent les premiers chapitres d’un livre plus vaste, celui d’une Afrique souveraine et solidaire.
 
À Rabat, Ousmane Sonko n’a pas seulement parlé. Il a raconté une histoire. Celle d’un continent qui refuse d’être spectateur et qui choisit d’être auteur de son destin. Une narration qui interpelle, inspire et ouvre la voie à une Afrique debout, consciente de sa puissance et de son avenir.
EMA


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