Une mise sous contrôle politique et financier
Le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, place la Société nationale de l'électricité (SENELEC) et de la performance du secteur de l’électricité sous une double surveillance : stratégique et budgétaire. Au cours du conseil des ministres du 06 mai 2026, il a rappelé la nécessité de renforcer le pilotage stratégique du secteur de l’électricité, notamment la performance opérationnelle de la SENELEC.
La SENELEC, opérateur historique, est sommée de présenter un plan opérationnel de performance couvrant les volets technique, commercial, financier et organisationnel. Cette injonction traduit une inquiétude : malgré les investissements massifs, la qualité du service reste fragile, les pertes techniques élevées et la soutenabilité financière incertaine.
L’État face à ses engagements
A cet effet, M. Sonko a donné instruction au ministre chargé de l’Énergie, en concertation avec le ministre des Finances et du Budget, le ministre de l’Économie, le ministre secrétaire général du gouvernement et le directeur général du bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), de préparer un conseil interministériel consacré à la performance, à la soutenabilité financière et aux perspectives de développement du secteur.
Le ministre des Finances et du Budget, conjointement avec le ministre chargé de l’Énergie et les instances dirigeantes de la SENELEC, doit conduire une évaluation exhaustive et contradictoire des engagements financiers de l’État vis‑à‑vis du secteur et à soumettre au gouvernement une trajectoire de traitement réaliste et compatible avec les impératifs de soutenabilité budgétaire.
Les subventions récurrentes pèsent lourdement sur le budget national. La dette accumulée fragilise la capacité d’investissement. La trajectoire budgétaire doit désormais être réaliste et compatible avec la soutenabilité des finances publiques. La SENELEC, opérateur historique, est sommée de présenter un plan opérationnel de performance couvrant les volets technique, commercial, financier et organisationnel. Cette injonction traduit une inquiétude : malgré les investissements massifs, la qualité du service reste fragile, les pertes techniques élevées et la soutenabilité financière incertaine.
L’État face à ses engagements
A cet effet, M. Sonko a donné instruction au ministre chargé de l’Énergie, en concertation avec le ministre des Finances et du Budget, le ministre de l’Économie, le ministre secrétaire général du gouvernement et le directeur général du bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), de préparer un conseil interministériel consacré à la performance, à la soutenabilité financière et aux perspectives de développement du secteur.
Le ministre des Finances et du Budget, conjointement avec le ministre chargé de l’Énergie et les instances dirigeantes de la SENELEC, doit conduire une évaluation exhaustive et contradictoire des engagements financiers de l’État vis‑à‑vis du secteur et à soumettre au gouvernement une trajectoire de traitement réaliste et compatible avec les impératifs de soutenabilité budgétaire.
En clair, l’électricité est devenue un fardeau budgétaire autant qu’un enjeu stratégique.
La régulation en arbitre
La Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE) est appelée à jouer un rôle central, à savoir analyser les équilibres économiques sectoriels, évaluer les mécanismes tarifaires en vigueur et définir des indicateurs objectifs de suivi de la performance.
Mais la régulation reste souvent perçue comme un acteur en retrait, alors qu’elle devrait être le garant de la transparence et de l’équité tarifaire.
Une équation à résoudre
Le Conseil interministériel annoncé devra répondre à une équation complexe :
Le secteur électrique sénégalais est à la croisée des chemins. La SENELEC doit prouver sa capacité à se réformer, l’État doit assumer ses engagements financiers avec lucidité, et la régulation doit sortir de l’ombre pour imposer des règles claires.
Sans cela, la promesse d’un secteur performant et soutenable risque de rester un horizon lointain.