La 5ᵉ édition des Rencontres internationales « Lait, vecteur de développement » s’est ouverte mardi 12 mai à Saly Portudal. Chercheurs, éleveurs, industriels et décideurs y confrontent une réalité brutale : malgré des milliards de litres produits chaque année en Afrique de l’Ouest, la filière locale reste marginalisée, étouffée par les importations de lait en poudre.
Le paradoxe sénégalais
Le Sénégal affiche une ambition claire : bâtir une souveraineté laitière. Mais le constat est sévère. Cheptel à faible rendement, contraintes alimentaires et sanitaires, collecte quasi inexistante : moins de 2 % du lait produit est transformé localement, voilà les maux de la filière.
Résultat : les usines tournent surtout avec du lait importé, pendant que les producteurs locaux peinent à écouler leur production.
La voix des acteurs
Pour Abdoulaye Dieng, conseiller technique au ministère de l’Agriculture : « L’objectif n’est pas seulement de produire plus, mais de rendre le lait local accessible. Tant qu’il restera trop cher, les importations domineront. »
Le défi est donc double : augmenter la productivité et résoudre le casse-tête de la collecte et de la chaîne du froid.
Le lait, produit stratégique pour la CEDEAO
Longtemps reléguée derrière les céréales, la filière laitière est désormais considérée comme stratégique par la CEDEAO. Objectif affiché : doubler la production régionale d’ici 2030. Programmes de soutien au pastoralisme, initiatives pour l’emploi des jeunes, projets de collecte et de transformation… la machine régionale s’active, mais les résultats tardent.
Des initiatives locales
Au Sénégal, des programmes comme « Une femme, une vache » cherchent à renforcer la production familiale et l’autonomisation des femmes rurales. Mais pour peser face aux importations, il faudra des infrastructures solides, une meilleure organisation des circuits de commercialisation et un appui scientifique constant.
Un levier face aux crises
Pour Ibra Touré, directeur régional du CIRAD, le lait dépasse sa dimension alimentaire :
Sécurité nutritionnelle Emploi des jeunes et des femmes Cohésion sociale et développement territorial Le paradoxe sénégalais
Le Sénégal affiche une ambition claire : bâtir une souveraineté laitière. Mais le constat est sévère. Cheptel à faible rendement, contraintes alimentaires et sanitaires, collecte quasi inexistante : moins de 2 % du lait produit est transformé localement, voilà les maux de la filière.
Résultat : les usines tournent surtout avec du lait importé, pendant que les producteurs locaux peinent à écouler leur production.
La voix des acteurs
Pour Abdoulaye Dieng, conseiller technique au ministère de l’Agriculture : « L’objectif n’est pas seulement de produire plus, mais de rendre le lait local accessible. Tant qu’il restera trop cher, les importations domineront. »
Le défi est donc double : augmenter la productivité et résoudre le casse-tête de la collecte et de la chaîne du froid.
Le lait, produit stratégique pour la CEDEAO
Longtemps reléguée derrière les céréales, la filière laitière est désormais considérée comme stratégique par la CEDEAO. Objectif affiché : doubler la production régionale d’ici 2030. Programmes de soutien au pastoralisme, initiatives pour l’emploi des jeunes, projets de collecte et de transformation… la machine régionale s’active, mais les résultats tardent.
Des initiatives locales
Au Sénégal, des programmes comme « Une femme, une vache » cherchent à renforcer la production familiale et l’autonomisation des femmes rurales. Mais pour peser face aux importations, il faudra des infrastructures solides, une meilleure organisation des circuits de commercialisation et un appui scientifique constant.
Un levier face aux crises
Pour Ibra Touré, directeur régional du CIRAD, le lait dépasse sa dimension alimentaire :
Dans un contexte de crises climatiques et économiques, la filière laitière pourrait devenir un vecteur de résilience… à condition de transformer l’ambition en action.
Moctar FICOU