UEMOA : Dakar, carrefour d’avenir et d’audace


Rédigé le 27 Mars 2026 à 16:48 | 0 commentaire(s) modifié le 27 Mars 2026 17:12

Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations… En savoir plus sur cet auteur

EMA - Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso et président du Conseil, a pris la parole avec une conviction qui ne laissait place à aucune hésitation.


Au micro, Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso et président du Conseil des ministres de l'UEMOA..
Ce matin, au siège de la BCEAO à Dakar, le Conseil des ministres de l’UEMOA a ouvert sa première session ordinaire de 2026. Dans la salle, l’air était chargé de gravité et d’espérance. Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso et président du Conseil, a pris la parole avec une conviction qui ne laissait place à aucune hésitation : « Notre Union ne peut plus se contenter d’avancer au rythme des certitudes d’hier. Le monde, lui, a accéléré. »
 
Un monde en tumulte, une Union en choix
 
Le ton était donné. Face aux recompositions géopolitiques, aux transitions énergétiques et numériques, et aux défis sécuritaires du Sahel, l’UEMOA refuse d’être spectatrice. Elle veut être actrice. « Non pas un espace qui subit, mais un espace qui choisit », a martelé Nacanabo, invitant ses pairs à anticiper avec lucidité et agir avec audace.
 
Dakar, symbole de fraternité africaine
 
Au-delà des chiffres et des rapports, le président du Conseil a salué l’hospitalité sénégalaise, érigée en symbole de solidarité africaine. Dans un monde fragmenté, Dakar rappelle que l’Afrique peut encore choisir la confiance et la construction commune.
 
Nouveaux visages, continuité des engagements
 
La session a accueilli de nouveaux ministres, dont Souleymane Diarrassouba (Côte d’Ivoire) et Maman Laouali Abdou Rafa (Niger). À eux, Nacanabo a rappelé qu’ils n’entrent pas seulement dans une instance décisionnelle, mais dans une « responsabilité historique ». Les sortants, eux, ont été honorés pour leur constance et leur sens aigu de l’intérêt général.
 
Des résultats économiques encourageants
 
L’année 2025 a confirmé la résilience de l’Union : une croissance de 6,7 %, une inflation ramenée à 0 %, et un financement bancaire en hausse. Portée par les industries extractives, les services et une campagne agricole favorable, l’UEMOA affiche des performances solides, même si les incertitudes géopolitiques et climatiques restent des menaces.
 
Un agenda stratégique
 
Les ministres examinent le rapport économique et monétaire de la BCEAO, le plan stratégique 2026-2030 de la BOAD baptisé « Djoliba la suite », ainsi que les stratégies de développement du secteur privé et de compétitivité dans le cadre de la ZLECAf. Autant de chantiers qui visent une économie plus robuste, inclusive et souveraine.
 
Un appel à l’histoire
 
La conclusion du président du Conseil résonne comme un défi lancé à toute la région : « Si l’histoire nous observe, c’est parce qu’elle attend de nous autre chose que des constats. Elle attend des décisions courageuses. »
 
 
À Dakar, l’UEMOA a ouvert 2026 sous le signe de l’audace et de la solidarité. Loin des discours convenus, cette session trace une ligne claire : transformer les acquis économiques en leviers d’intégration régionale et de souveraineté collective. L’histoire, désormais, attend des actes.
 


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