Une réunion décisive à Dakar
Hier, au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), le gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) et président de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), Yvon Sana Bangui, a ouvert les travaux du bureau de l’Association des banques centrales africaines.
Dans son allocution d’ouverture de leur réunion, il a rappelé l’ambition commune : une monnaie unique et une Banque centrale commune pour l’Afrique : « Bien que le chemin soit encore long et jonché de défis, les progrès réalisés montrent que, par la collaboration et la détermination de tous, nous parviendrons à atteindre nos objectifs. »
Un contexte mondial incertain
La rencontre s’inscrit dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques et commerciales, des vulnérabilités économiques et des chocs exogènes récurrents. Dans ce cadre, l’ABCA se veut un cadre de dialogue et de solidarité, anticipant les grandes mutations financières et portant haut la voix de l’Afrique dans les instances internationales.
L’institut monétaire africain : étape décisive
Le gouverneur a placé au centre des réflexions l’Institut monétaire africain (IMA), dont l’opérationnalisation est prévue pour septembre 2026.
Les statuts de l’IMA ont été adoptés en février 2026 par la Conférence des chefs d’État de l’Union africaine. Le Nigeria, pays hôte, met à disposition les locaux et assure les services de soutien pour la phase de démarrage. L’IMA devient ainsi un déterminant central de l’intégration monétaire et financière du continent. Dans son allocution d’ouverture de leur réunion, il a rappelé l’ambition commune : une monnaie unique et une Banque centrale commune pour l’Afrique : « Bien que le chemin soit encore long et jonché de défis, les progrès réalisés montrent que, par la collaboration et la détermination de tous, nous parviendrons à atteindre nos objectifs. »
Un contexte mondial incertain
La rencontre s’inscrit dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques et commerciales, des vulnérabilités économiques et des chocs exogènes récurrents. Dans ce cadre, l’ABCA se veut un cadre de dialogue et de solidarité, anticipant les grandes mutations financières et portant haut la voix de l’Afrique dans les instances internationales.
L’institut monétaire africain : étape décisive
Le gouverneur a placé au centre des réflexions l’Institut monétaire africain (IMA), dont l’opérationnalisation est prévue pour septembre 2026.
Vers une communauté de destin
Le gouverneur a salué les travaux des groupes techniques et l’engagement des Banques centrales africaines. L’ABCA se projette désormais vers une union monétaire continentale, avec l’IMA comme pierre angulaire.
Conclusion éditoriale EMA
À Dakar, l’ABCA a réaffirmé que l’Afrique est face à son destin monétaire. L’Institut monétaire africain n’est plus une idée lointaine : il est désormais une étape concrète vers l’union monétaire continentale.
Le défi reste immense, mais la volonté politique et institutionnelle ouvre une nouvelle ère pour la souveraineté financière africaine.