"Plusieurs pays d'Afrique subsaharienne continueront d'afficher une croissance économique robuste en dépit de la baisse de régime remarquée qu'enregistre la région en raison d'un environnement économique moins favorable", confirme-t-elle. Parmi les facteurs qui vont porter cette croissance au niveau sus-indiqué, le rapport note les investissements dans l'énergie, les transports, le secteur extractif et de la hausse de la consommation des ménages.
Un nouveau souffle ?
Résultat : en 2015, la croissance dans la région sera plus faible que la moyenne de 6,5 pour cent constatée au cours de la période 2003-2008. "Elle sera même inférieure au taux de croissance de 4,5 pour cent enregistré après la crise financière mondiale entre 2009 et 2014", note le rapport de la Bm qui prévoit pour 2016 un rebond de la croissance à 4,4 pour cent avec une accélération en 2017 vers le taux de 4,8 pour cent.
Par quoi s'explique ce tassement ?
Quoi qu'il en soit, une réflexion doit être menée dans la logique de ce que dit Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique subsaharienne. "La fin du supercycle des matières premières constitue une opportunité pour les pays africains de relancer leurs réformes afin de moderniser leur économie et de diversifier leurs sources de croissance. La mise en œuvre de bonnes politiques pour stimuler la productivité agricole et réduire les coûts de l'électricité tout en augmentant l'accès permettra d'accroître la compétitivité et de soutenir la croissance de l'industrie légère", souligne-t-il.
Une nouvelle donne encourageante
Conséquence : "La population africaine a vu ses conditions de vie s'améliorer, tout particulièrement au niveau de la santé (mortalité maternelle et infantile) et de la scolarisation dans le cycle primaire où les inégalités basées sur le genre se sont fortement réduites", note le rapport.
Cela dit, il y a lieu de noter quand même que les taux de natalité très élevés observés durant la même période en Afrique ont limité l'impact de deux décennies de forte croissance économique. L'Afrique a encore des challenges à relever : être au diapason des autres régions du monde quant aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Autrement dit, les chantiers sont encore loin d'être finis pour l'Afrique.

