Selon lui, depuis lors, la situation du pays fait l’objet d’un suivi régulier sanctionné chaque année par la production d’un rapport qui est examiné à l’occasion de la réunion plénière du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).
M. Diop a précisé les modalités de l’évaluation à laquelle se soumet son pays. « L’évaluation des risques consiste d’abord à apprécier les vulnérabilités et les menaces de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme au niveau de chaque secteur d’activités ou catégorie d’assujettis, à procéder ensuite à la globalisation des résultats ainsi obtenus pour produire une cartographie nationale des risques sur la base de laquelle seront adoptées les mesures appropriées », souligne-t-il.
Auparavant, l’ensemble des documents et statistiques utiles devront être communiqués à la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui se trouve être le chef de fil désigné pour cet exercice et point de contact de l’équipe des évaluateurs.
Les informations qui doivent servir de base d’appréciation du degré de conformité du système sénégalais de LBC/FT concernent un certain nombre de domaine précis. Il en est ainsi du cadre juridique (lois et textes règlementaires, y compris ceux pris au niveau communautaire), de la communication d’informations à la CENTIF et leur traitement par cette dernière en relation avec les autres acteurs , de la supervision des assujettis par les organes habilités et les résultats des contrôles effectués à cet effet, du traitement judiciaire des dossiers se rapportant au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme, les décisions rendues et les suites réservées ou encore de la coopération entre les autorités nationales et celles étrangères.

