Grâce à des groupes de lutte contre la corruption, qui font campagne sans relâche, de nombreuses sociétés du secteur des ressources, dont Shell, BP et Glencore, publient désormais des détails concernant les paiements aux gouvernements, notamment les impôts et les redevances, dans les pays où elles exercent leurs activités.
Selon le communiqué, ces paiements s’élèvent à des centaines de milliards de dollars et représentent une source essentielle de recettes publiques. Or, dans les pays riches en ressources naturelles, il arrive trop souvent que ces sommes soient siphonnées par certains membres de l’élite plutôt qu’utilisées au bénéfice de la population.
Dominic Eagleton, responsable de campagne chez Global Witness, précise : «L’analyse minutieuse des données provenant de sociétés extractives peut transformer la vie de millions de personnes à l’échelle mondiale. L’argent en cause peut être investi dans des hôpitaux, des médecins, des médicaments, des enseignants, des écoles, des universités, des infrastructures routières et des chemins de fer. Le guide À la recherche des millions de dollars manquants aidera les gens à utiliser ces nouvelles informations qui changent la donne pour demander des comptes aux gouvernements et aux acteurs du secteur concernant ces recettes publiques essentielles.»
Le guide présente dix méthodes distinctes pour utiliser les données relatives aux exploitations minières, pétrolières et gazières afin de vérifier si les sociétés font les paiements appropriés aux gouvernements. Chaque méthode est accompagnée d’études de cas «concrètes» illustrant la façon d’y parvenir.


