Or le dollar se fait plus rare et plus cher. Jeudi 18 août, déjà, la monnaie nationale, le naira, cotait à un plus bas historique de 365,25 nairas pour un dollar — contre 197-199 avant l’instauration d’un cours flottant.
Et les réserves en dollars de la Banque centrale sont pour leur part tombées à 25,78 milliards de dollars, alors qu’elles étaient supérieures à 40 milliards de dollars avant la chute en 2014 des cours du pétrole, dont le pays membres de l’OPEP est tributaire (90% de ses réserves en devises étrangères proviennent des exportations de pétrole).
Au moins 60% des devises étrangères aux importations du secteur manufacturier
Pour pallier la rareté du billet vert, qui avait par exemple amené la chaîne de magasins de vêtements sud-africaine Truworths à fermer ses boutiques en février, « les prêteurs autorisés sont invités à allouer au moins 60% de leurs achats en devises étrangères, toutes sources confondues, aux clients finaux seulement à l’usage de l’achat de matières premières ou de machines », est-il indiqué dans cette circulaire, datée du 22 août et citée par Reuters mardi.
L’autre objectif est de raccourcir les délais d’obtention de dollars des entreprises qui à l’heure actuelle peuvent s’étaler sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, et ralentissent d’autant l’activité au moment où la menace de récession est grandissante.

