C’est le Conseil national du patronat (Cnp), organisation patronale à laquelle appartient Optic, qui en a fait la requête au premier ministre lors de ses assises sur l’entreprise.
Et ce n’est pas la seule attente d’Optic. Les professionnels des Tic invitent aussi le gouvernement à veiller au respect des nouveaux textes réglementaires assouplissant les conditions d’exercice des fournisseurs d’accès internet (Fai) du régime de licence à celui de l’autorisation.
Ce n’est pas tout. Ils demandent également au gouvernement de réaliser un grand projet national de documents numériques sécurisés (état civil, cartes d’identité, passeports, titres de transport) pour le bien de la souveraineté numérique.
Ainsi, ils entendent, à travers l’organisation d’un salon international de l’économie numérique (Sipen), la deuxième du genre, traduire le souhait que le premier ministre sénégalais a exprimé, c’est-à-dire ce message transmis au secteur privé et à l’administration publique : «le Sénégal ne peut se contenter d’observer l’évolution du numérique et ensuite s’adapter.»
Pour le président du Cnp, Baïdy Agne, «c’est à travers le numérique que construit dès aujourd’hui l’égalité et l’inégalité des citoyens, le bien être des uns et le mal être des autres, les avantages et désavantages comparatifs des nations, ainsi que s’installe durablement cette dépendance nationale envers le service après vente à importer.»
A son avis, les enjeux sont économiques, technologiques, socioculturels et politiques.
Il est aussi d’avis que les réformes du numérique doivent se faire dès qu’elles se justifient. C’est-à-dire venir à bout de certaines positions acquises, si nécessaire et réanimer la mémoire de ceux qui ont toujours du mal à comprendre ce message du premier ministre, et font encore preuve de réticence ou d’inertie.





