La maladie du BUZZ a contaminé presque le monde entier et a rompu toutes les digues de la tenue, de la retenue, de la pudeur, de la bienséance en un mot. Avec le BUZZ, TOUT devient PERMIS. TOUT .. Du mensonge éhonté aux insultes les plus infamantes en passant par les exhibitions sexuelles et la pornographie gratuite, TOUT devient BANAL et NORMAL au nom de ce qu’on veut appeler LA LIBERTE. Et on en oublie qu’on est dans un monde dit VIRTUEL c’est-à-dire en vrai français, simplement irréel. Et on en devient tellement accro du BUZZ au point de ne plus pouvoir s’en passer. Regardez seulement autour de vous.
Toutes sortes de personnes manipulent en permanence leur smartphone en tout lieu et à longueur de journée comme de nuit sans discontinuer, entrecoupé juste de quelques minutes de pause pour ceux qui se soucient par exemple ..de prier. Cette dépendance quasi pathologique aux réseaux sociaux illustre parfaitement le phénomène de BIG EYE décrit par Georges ORWELL dans son fameux livre 1984. En somme et sans nous en rendre compte et sans en avoir l’air, nous nous sommes engagés dans la gueule du Grand méchant Loup qui nous espionne à longueur de clics et de clacs. Nous sommes donc TOUS constamment épiés, surveillés, téléguidés et orientés à notre corps défendant sauf pour ceux qui réussissent à consommer avec modération tout ce que les réseaux sociaux proposent. Malheureusement, ils ne sont plus très nombreux deh.. Tout le monde est dans FACEBOOK, YOUTUBE, TWITTER, WHATSAPP et autres pour…COMMUNIQUER, ECHANGER, VENDRE, EXPLIQUER, MONTRER et surtout INSULTER encore INSULTER , beaucoup INSULTER et TOUJOURS INSULTER. QUELLE MISERE !
Le phénomène le plus débilitant est celui des TIK-TOK. Voilà une application qui a réussi à embarquer presque tout son monde dans la production quasi industrielle de «snaps» et autres selfies personnels aussi débiles que dévergondés. On y trouve des « fake-news » à la pelle, des vidéos délirants certes, mais encore et surtout beaucoup plus de vidéos scatophiles où les insultes les plus scabreuses et les mots les plus dégradants sont servis à foison et très souvent gratuitement en direction de personnes qu’on n’aurait jamais eu le courage de regarder de face pour le leur signifier de vive voix. Quel MISERABILISME ET QUELLE LACHETE !!!
En réalité, TIK-TOK les a TOUS rendus TOC-TOC.
Au point que le NET est devenu le lieu commun de la délation, du mensonge préfabriqué, des insanités les plus virulentes, de la débauche, du sexe-tape, du strip-tease que nombre d’internautes notamment les femmes jeunes et moins jeunes utilisent à longueur de temps pour se montrer dans des attitudes ringardes et très souvent dégradantes tournant invariablement autour du sexe et dans des jeux de dénudation et de dévergondage mimétiques. Pour le BUZZ, la vie privée s’estompe et s’efface. TOUT peut et doit être montré .Pour nombre d’entre les adeptes du BUZZ, toutes les occasions sont bonnes pour se filmer dans des poses lascives, impudiques voire carrément obscènes. Ainsi, on les voit transformer tout lieu jusqu’à leur salle de bain et leur lit, en des studios d’enregistrement de « snaps » et de selfies à caractère érotique ou sexuel pour le paraître. TRISTE.
Le phénomène est tel qu’il n’est pas exagéré de dire que « deguenetanément » TIK-TOK rend TOC-TOC. Et le mal est si profond qu’il a engendré un phénomène de désacralisation du sexe qui, par la magie du NET, devient un produit de consommation grand-public tout comme le pain. Quoi ! Au point qu’exhiber sa stéatopygie ou remuer son popotin dans des poses salaces à la limite de la vulgarité devient une voie royale vers la célébrité. N’est-ce pas Eudoxie ? Avec le NET, jouer de sa callipygie devient pour nombre de femmes « l’arme fatale » pour exister. Dès lors, faut-il s’étonner de voir prospérer et proliférer toutes ces dérives de viols, de pédophilies et autres cyber-chantages, agressions et crimes ? Cherchez l’erreur !
TIK TOK a cassé tous les ressorts de la bonne éducation, de la politesse, de la bienséance, de l’humanisme tout simplement, déstructurant les familles et la société au point qu’un de nos éminents penseurs en l’occurrence Monsieur le Ministre WONE, n’a pas hésité à qualifier le NET, de « réseaux associaux » tellement les dégâts sur tous les plans sont incommensurables. Le NET a remplacé le parent biologique par le parent numérique qui se charge d’expliquer plutôt, d’exposer à nos enfants jusque dans ses détails les plus infimes et les plus intimes, ce qu’est l’éducation, le sexe, bref la VIE quoi.
Le NET a remplacé le maître et le professeur par GOOGLE qui –pour nombre d’apprenants-connait !!!!!!!!!!!!!!!TOUT. Les apprenants (élèves et étudiants) n’écoutent presque plus les enseignants, ils surfent sur GOOGLE pour « savoir ». En somme, tout se passe comme si l’Homme a inventé la machine GOOGLE qui se charge de l’éduquer, de le former, de le contrôler, de le corriger, de le guider, de l’orienter, de lui rappeler ses oublis et tout et tout et tout. En fait, avec le WEB, nous nous sommes donné pieds et poings liés à la machine qui nous gère en TOUT, sur TOUT et PARTOUT. QUELLE BELLE SERVITUDE VOLONTAIRE !
Si on n’y prend garde, il ne nous restera plus qu’à devenir des Robots humanoïdes suivant à la lettre, tous les oukases du NET qui apparaît de plus en plus comme le nouveau DIEU du monde. SOUBKHANALLAH
Il urge donc de reprendre nos esprits pour ne pas nous laisser envahir et déborder par ces réseaux sociaux qui risquent de nous mener vers la perdition tout simplement.
Et pour ce faire, une introspection à la fois individuelle et collective, un retour sincère à DIEU et un enracinement dans nos valeurs familiales et sociétales deviennent nécessaires et IRREFRAGABLES.
DIEU NOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL
Dakar le 29/9/2021
Guimba KONATE
DAKAR
guimba.konate@gmail.com


