«Le gouvernement du Sénégal, avec ce projet d’énergie conventionnelle, prouve davantage son ambition d’atteindre ses objectifs de contribution fixés dans l’Accord de Paris. En effet, les énergies renouvelables doivent être couplées à une énergie de base afin d’assurer la stabilité du réseau électrique sénégalais», a déclaré Amadou Hott, vice-président de la Banque chargé du complexe Électricité, énergie, climat et croissance verte.
«La technologie mise en œuvre pour ce projet permet le passage du fioul lourd au gaz. Ce qui fait écho à l’objectif du gouvernement sénégalais de convertir toutes les centrales thermiques du pays au gaz d’ici à 2025. Le projet arrive donc au moment opportun», a renchérit Wale Shonibare, directeur des Solutions financières, de la politique et de la réglementation de l’énergie à la Banque.
Ce projet est dans le droit fil de l’ambition du gouvernement de développer son industrie et faire face à la demande croissante d’énergie – environ 7 à 8 pour cent par an. L’électricité produite par la centrale sera acheminée par la ligne de transport existante Mbour-Sendou-Kounoune, de 225 kV, reliée au réseau d’interconnexion qui alimente les principaux centres de consommation du pays. L’énergie produite par la centrale sera ainsi évacuée via Tobène et Kounoune vers la région de Dakar qui consomme plus de la moitié de la demande nationale d’électricité.
À ce jour, les engagements cumulés de la Banque au Sénégal s’élèvent à près de 656 milliards FCFA (un milliard d’euros), répartis sur 26 opérations en cours d’exécution.


