Présentée vendredi, à Dakar, elle montre que les envois de fonds correspondent à la part des revenus gagnés à l’étranger que les migrants répartis chez eux. Selon l’étude commanditée par la direction de la monnaie et du crédit, un démembrement du ministère sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, ils représentent une somme importante pour les pays en développement.
D’après une note d’information de la Banque mondiale (Bm), en 2012, sur les migrations et les envois de fonds dans le monde, le montant des transferts des travailleurs émigrés vers les pays en développement devrait progresser de 6,5 pour cent par rapport à 2011.
«Ces fonds sont évalués à 401 milliards de dollars, ce qui en fait la 2ième source de financement des pays en développement à l’échelle mondiale, derrière les investissements directs à l’étranger», souligne l’enquête.
«L’aide publique au développement accordée par les pays riches aux pays en développement ne représente que la moitié des sommes transférées par les migrants. Encore que le montant retenu ne concerne que les transferts officiels à travers les banques ou organismes de transferts de fonds», note-t-elle.
Selon la Bm, le montant global des envois de fonds est le double des statistiques officielles quand on prend en compte les envois non officiels.
Les transferts de fonds des migrants vers les pays en développement suscitent de plus en plus d’intérêt de par leur volume important et leur impact dans les pays bénéficiaires.

