🧭 Une institution au cœur de la lutte contre les crimes économiques
Créé en 2000 par la CEDEAO, le GIABA est devenu un acteur central dans la mise en œuvre des normes internationales de LBC/FT. Membre associé du GAFI, il coordonne les efforts régionaux, facilite la coopération interétatique et accompagne les États dans la création de CRF (Cellules de Renseignement Financier).
🧱 Réalisations et leviers d’action
- Cadre juridique renforcé : lois nationales adoptées dans tous les États membres.
- Réseau institutionnel : 8 États membres intégrés au Groupe Egmont.
- Typologies régionales : études sur les flux en espèces, l’immobilier, le financement du terrorisme.
- Partenariats stratégiques : FMI, Banque mondiale, UEMOA, BAD, société civile.
- Planification structurée : plans d’action stratégiques 2007–2020, nouveau cycle 2023–2027.
Malgré les avancées, plusieurs obstacles freinent l’efficacité du dispositif :
- Faible volonté politique et financement limité.
- Capacités humaines et institutionnelles insuffisantes.
- Coordination nationale fragmentée.
- Économie informelle et corruption endémique.
- Technologies financières complexes et peu régulées.
La session de Bissau s’inscrit dans une logique de transformation : outiller les journalistes pour qu’ils deviennent des enquêteurs capables de décrypter les circuits opaques, alerter les communautés et interpeller les décideurs. Le GIABA reconnaît leur rôle stratégique dans la chaîne de redevabilité.





