Si le retrait du Sénégal de la liste grise du Groupe d'action financière internationale (GAFI) en octobre 2024 marque une victoire institutionnelle, il reste que derrière cette avancée, des zones d’ombre extractives persistent dans le secteur extractif. En effet, l’évaluation nationale des risques (ENR) 2025 de la Cellule nationale de traitement de l'information financière (CENTIF) révèle un paysage criminel en mutation, où la corruption dans le secteur extractif et la montée de la cybercriminalité posent de nouveaux défis.
Dans un contexte international marqué par la sophistication des circuits financiers illicites et l’essor des technologies numériques, le Sénégal affiche une ambition claire : consolider ses acquis et se positionner comme modèle continental en matière de gouvernance financière.
La mise à jour 2025 de l’Évaluation nationale des risques (ENR) souligne des progrès notables. Le blanchiment de capitaux reste évalué à un niveau moyen, preuve d’une menace persistante mais contenue. Le financement du terrorisme, quant à lui, recule à un niveau faible, une première depuis 2017. Ces résultats traduisent l’efficacité des réformes juridiques et institutionnelles engagées.
Cependant, l’analyse des menaces met en lumière une reconfiguration du paysage criminel :
Dans un contexte international marqué par la sophistication des circuits financiers illicites et l’essor des technologies numériques, le Sénégal affiche une ambition claire : consolider ses acquis et se positionner comme modèle continental en matière de gouvernance financière.
La mise à jour 2025 de l’Évaluation nationale des risques (ENR) souligne des progrès notables. Le blanchiment de capitaux reste évalué à un niveau moyen, preuve d’une menace persistante mais contenue. Le financement du terrorisme, quant à lui, recule à un niveau faible, une première depuis 2017. Ces résultats traduisent l’efficacité des réformes juridiques et institutionnelles engagées.
Cependant, l’analyse des menaces met en lumière une reconfiguration du paysage criminel :
- La fraude et la cybercriminalité connaissent une progression fulgurante, alimentées par la digitalisation des services financiers.
- La corruption et le détournement de fonds publics s’intensifient, révélant une fragilité persistante de l’administration.
- Le secteur extractif, moteur économique avec plus de 380 milliards FCFA de recettes en 2023, apparaît comme un point névralgique. Hydrocarbures, or, phosphates et zircon attirent autant les investisseurs que les réseaux illicites.
Le rapport insiste : « Le secteur extractif, moteur économique et vecteur de développement, peut aussi se transformer en point de fragilité pour l’intégrité financière nationale au regard de sa vulnérabilité à la corruption. »
Face à ces constats, le plan d’action 2025-2029 prévoit un investissement de 1,25 milliard FCFA pour renforcer le cadre légal, améliorer les enquêtes et intensifier la supervision. Mais la réussite dépendra d’une condition essentielle : la capacité des institutions à transformer ces mesures en pratiques effectives, loin des déclarations de principe.
Le Sénégal avance, mais l’équilibre reste précaire. La lutte contre le blanchiment et la corruption dans l’extractif sera le véritable test de crédibilité. Car au-delà des chiffres, c’est la confiance des citoyens et des partenaires internationaux qui se joue.

🗞️ Actualités sectorielles




