Quant à la remontée du coût de communication, elle est liée à l'absence de bonus de crédit de consommation téléphonique, observée dans la plupart des pays de l'UEMOA. Le profil haussier des prix à la consommation a été atténué par le repli des prix des produits alimentaires, notamment les céréales, les huiles végétales et le sucre.
Selon la FAO, les prix du blé et du maïs se sont repliés, en liaison avec une offre abondante face à une demande atone. Les prix mondiaux de l’huile de palme se sont contractés en mars 2019, en raison du repli de la demande et de l’accroissement des stocks dans les principaux pays producteurs. La baisse des prix du sucre est principalement due à des récoltes plus abondantes que prévu dans les principaux pays producteurs. L’Inde deviendrait le plus gros producteur mondial de sucre, dépassant le Brésil.
Sur les trois mois à venir, le taux d'inflation augmenterait, en raison essentiellement du renchérissement des produits alimentaires locaux. Cette évolution traduit le regain de dynamisme de la demande, avec le début des travaux champêtres dans les pays du sahel. Pour l'ensemble de l'année 2019, le taux d'inflation s'établirait à 1,1% avant de remonter à 1,4% en 2020. Ces niveaux d'inflation restent toutefois compatibles avec l'objectif de stabilité des prix (+2,0%).


