Le rapport, qui reflète les résultats de l’enquête annuelle de la BEI sur l’investissement (enquête EIBIS) menée auprès de 12 500 entreprises européennes, recommande que l’UE profite des taux d’intérêt historiquement bas, revoie à la hausse l’investissement public, mobilise l’investissement privé et promeuve une intermédiation financière efficace pour parer au ralentissement.
S’exprimant au sujet des conclusions du rapport, Andrew McDowell, vice-président de la BEI, a déclaré ce qui suit : «L’Europe ne peut se permettre d’attendre passivement la survenue d’un autre ralentissement conjoncturel. Après une décennie perdue marquée par des investissements faibles, nous devons nous attaquer au ralentissement dès maintenant si nous voulons relever les défis historiques auxquels nous sommes confrontés. Il nous faut investir davantage pour suivre le rythme de la révolution numérique, atteindre nos objectifs climatiques et rebâtir la cohésion sociale en Europe. La BEI, en tant que bras financier et banque du climat de l’UE, a joué un rôle crucial dans la relance de l’investissement en Europe après la crise financière et, aujourd’hui, nous nous tenons prêts à continuer à soutenir l’investissement à l’appui d’une économie européenne plus durable et plus compétitive.»
«Nous devons accélérer l’investissement pour exploiter à plein les avantages de la révolution numérique, atteindre nos objectifs en matière de climat et œuvrer à la reconstruction de la cohésion sociale en Europe», a déclaré Debora Revoltella, directrice du département Analyses économiques de la Banque européenne d’investissement, à l’occasion de la présentation du rapport.
«Une longue liste d’investissements a besoin d’une intervention publique ou d’un secteur privé qui trouve les conditions appropriées pour surmonter l’incertitude : la transformation numérique des entreprises, l’innovation et le dynamisme des entreprises, ainsi que la mise en place intelligente des infrastructures et des services publics, l’innovation verte et l’efficacité énergétique, ou encore l’administration en ligne, l’apprentissage en ligne et la formation en ligne.»





