Une dynamique mondiale déjà en marche
Depuis 2019, le programme Opening Extractives a accompagné 12 pays dans la mise en place de registres publics et de lois sur la propriété effective.
- Ghana : multiplication par six des déclarations entre 2021 et 2025, permettant à la société civile de révéler des bénéficiaires aux antécédents judiciaires.
- Arménie : un registre couvrant plus de 120 000 entités, utilisé pour refuser des licences incohérentes.
- Philippines : intégration de la transparence dans la loi budgétaire, contribuant à la sortie du pays de la liste grise du GAFI.
Le Sénégal entre dans l’histoire en 2025
Avec son décret de juillet 2025, le Sénégal franchit une étape décisive :
- Les données sur les bénéficiaires effectifs deviennent publiques et accessibles.
- Elles permettent de détecter anomalies, risques et conflits d’intérêts dans l’attribution des licences.
- Le pays se positionne comme pionnier régional, rejoignant une coalition de réformateurs qui font de la transparence un levier de gouvernance.
Alors que plusieurs pays de la région peinent encore à instaurer des registres fiables, le Sénégal envoie un signal fort : la transparence est désormais une exigence, pas une option. Cette réforme :
- Renforce la crédibilité du pays auprès des investisseurs et institutions internationales (BAD, FMI).
- Donne aux citoyens et à la société civile un outil de contrôle inédit.
- Crée un précédent qui pourrait inspirer d’autres États de la CEDEAO.
Le défi reste désormais de transformer cette avancée en réforme durable :
- Assurer la mise à jour régulière des registres.
- Former les acteurs publics et privés à l’utilisation des données.
- Intégrer la transparence des bénéficiaires effectifs dans les politiques de gouvernance extractive à long terme.





