Cette réforme devrait consacrer une nouvelle organisation de la Dgid à travers :
- la transformation du Centre des grandes entreprises (Cge) en Direction des grandes entreprises (Dge) et, subséquemment, la suppression de la Direction des services fiscaux spécialisés ;
- la création de la Direction des moyennes entreprises (Dme) accompagnée de la baisse du seuil d’éligibilité au Centre des moyennes entreprises (Cme) de 200 à 50 millions FCFA ; la création d’un (1) ou de deux (2) nouveaux Cme;
- une efficacité accrue du contrôle, grâce au transfert progressif du contrôle fiscal de la Direction du contrôle fiscal et du renseignement (Dcfr) aux directions opérationnelles (Dge, Dme) ; la Dcfr se recentrant davantage sur la définition de la politique et la stratégie de contrôle fiscal, ainsi que sur le renseignement. A cette fin, un centre de traitement des données sera mis en place pour alimenter une banque de données fiscales (fonctionnement de la banque de données fiscales et du centre de traitement des données en cours d’implantation).
- la constitution d’un groupe d’agents de poursuites : les agents sont recrutés et leur formation est en cours. Ils seront opérationnels au plus tard en mars 2016 ;
- d’autres moyens de paiement (monétique) qui sont à l’étude. Ils s’inscrivent dans la volonté de la Dgid d’intégrer dans son réseau tous les instruments de paiement en circulation dans le système monétaire. Dans le court terme, la Dgid vise à rendre effectif le paiement par virement bancaire. La mesure s’appliquera, dans un premier temps, aux contribuables du Centre des grandes entreprises dans un délai de six mois après la mise en service de la connexion des services comptables de la Dgcpt au Système interbancaire de compensation automatisé dans l’Uemoa (Sica-Uemoa) et au Système régional de règlement brut en temps réel des transactions (Star-Uemoa) qui était prévue à la fin de l’année 2015. Le gouvernement approfondira également la réflexion sur la mise en place d’un réseau comptable autonome au sein de la Dgid, avec l’érection d’un poste de comptable principal qui serait compétent pour, entre autres, prendre en charge les rôles d’impôts directs d’Etat ainsi que les titres de perception émis suite aux contrôles fiscaux sur des impôts, droits, taxes et redevances dont la Dgid assure le recouvrement.
Il repose essentiellement sur une bonne collecte des recettes, une bonne maitrise des dépenses courantes et un accroissement des dépenses d’investissement pour soutenir la croissance.
La mobilisation des recettes par la Dgid se fera essentiellement par la poursuite de la maîtrise de l’assiette fiscale qui passe d’abord par une restructuration des services en vue de les orienter vers l’objectif poursuivi. D’où cette nouvelle organisation de la Direction générale des impôts et des domaines.




