- Renforcer le capital humain pour améliorer la productivité : si les performances des indicateurs clés dans la santé et l’éducation ne progressent pas, un enfant qui naît aujourd’hui au Sénégal n’atteindra que 42 % de son potentiel productif à l’âge adulte. Dans la continuité des avancées obtenues par ses projets dans les domaines de la protection sociale, de la santé et de l’éducation, la Banque mondiale entend passer à la vitesse supérieure, en renforçant les compétences de lecture et de calcul des élèves du primaire et du premier cycle secondaire ; en améliorant l’employabilité des jeunes ; et en donnant aux adolescentes et aux femmes un contrôle accru sur leur fécondité et leur productivité.
- Stimuler la compétitivité et la création d’emplois : grâce à un meilleur accès aux informations sur le crédit et à la rationalisation de l’administration fiscale pour les petites et moyennes entreprises avec la plateforme eTax, le Sénégal est parvenu à améliorer le climat de l’investissement et a gagné 35 places dans l’indice Doing Business entre 2015 et 2020, passant du 161e au 123e rang. L’accent va désormais être mis sur l’amélioration de la connectivité numérique et physique à l’échelle nationale et régionale ; l’abaissement du coût de l’énergie et la réduction de l’empreinte carbone parallèlement à l’optimisation du mix énergétique ; la promotion du secteur tertiaire, y compris à travers les services financiers ; et la stimulation de la productivité et de la compétitivité de l’agriculture et des chaînes de valeur associées.
- Bâtir des institutions et des communautés résilientes :face à l’urbanisation rapide du Sénégal et aux inégalités géographiques en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, la Banque mondiale s’emploiera à développer et protéger les écosystèmes et les infrastructures exposés au changement climatique ; garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les zones rurales et périurbaines marginalisées ; et accroître l’efficacité et la transparence de la gouvernance institutionnelle et des systèmes de protection sociale.
Le portefeuille de l’IDA au Sénégal comprend actuellement 18 projets, pour un financement total de 1,8 milliard de dollars, et neuf projets régionaux correspondant à une enveloppe de 346,5 millions de dollars. Le portefeuille d’IFC s’élève à environ 140 millions de dollars, avec des investissements importants dans le secteur de l’énergie et de la finance mais aussi en faveur des entreprises agro-industrielles locales. Les engagements de la MIGA au Sénégal ressortent à 306,2 millions de dollars, son sixième plus gros encours en Afrique.


