L’éditorialiste rappelle que la “camisole” de l’endettement avait été jetée sur l’Afrique dans les années 1960, à la suite du premier choc pétrolier. «Les pays européens voulaient alors recycler les excédents financiers qu’ils avaient encaissés. Il leur fallait trouver le moyen de faire fructifier les pétrodollars, placés dans leurs banques par les pays exportateurs de pétrole. Mais l’exercice s’avérait difficile, dans un contexte de concurrence interbancaire exacerbée. C’est ainsi que des prêts en monnaies européennes furent concédés aux pays du Tiers Monde», explique-t-il.
«Malheureusement, ces prêts ont été mal gérés. L’argent reçu n’avait pas servi à financer des projets d’investissements productifs, capables de renforcer les capacités de production, d’industrialisation et d’exportation, et qui auraient permis, non seulement de générer les flux de devises nécessaires au remboursement des dettes contractées, mais aussi de créer les conditions d’une souveraineté alimentaire et énergétique», se désole-t-il.
Le Dr Kanté fait savoir que les gouvernements des pays en voie de développement s’étaient, au contraire, lancés dans des programmes dont la rentabilité s’était avérée plus que douteuse et, dans tous les cas, inadaptés aux besoins réels de leurs pays.





