Un secteur vital miné par l’informalité et la fraude
Au cœur de l’économie burkinabè, le secteur minier représente en 2023 près de 15 % du PIB, plus de 75 % des exportations et un cinquième des recettes publiques. Pourtant, derrière cette performance se cache une réalité préoccupante : l’exploitation artisanale et à petite échelle (EMAPE), qui produit jusqu’à 30 tonnes d’or par an, reste largement informelle, échappant aux mécanismes de contrôle et devenant un terreau fertile pour les flux financiers illicites (FFI).
📉 Des pertes colossales, des impacts transnationaux
Une étude conjointe de l’ITIE Burkina Faso et de la CNUCED révèle que, entre 2012 et 2021, le pays aurait perdu 4,93 milliards de dollars à cause des FFI liés à cinq minerais clés : or, zinc, argent, manganèse et dolomite. L’or, à lui seul, concentre 61 % de ces pertes, avec des pics alarmants comme les 620 millions de dollars évaporés en 2017.
Ces pertes sont principalement dues à :
⚠️ Fraude, corruption et insécurité : un cocktail explosif
En 2022, les autorités burkinabè ont recensé 39 cas de fraude liés au commerce de l’or. Des lingots contrefaits d’une valeur de 15 millions de dollars ont été saisis. La Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) pointe du doigt l’insuffisance des mécanismes de contrôle, aggravée par la corruption et l’insécurité dans les zones minières.
Le gouvernement reconnaît désormais le rôle potentiel du secteur extractif dans le financement du terrorisme et place la lutte contre les FFI au cœur de son agenda sécuritaire.
🏥🏫 Le coût social : 1 000 écoles et 1 000 centres de santé envolés
Les 4,93 milliards de dollars perdus auraient pu financer :
🔧 Recommandations : vers une gouvernance minière renforcée
L’étude propose un plan d’action ambitieux :
📉 Des pertes colossales, des impacts transnationaux
Une étude conjointe de l’ITIE Burkina Faso et de la CNUCED révèle que, entre 2012 et 2021, le pays aurait perdu 4,93 milliards de dollars à cause des FFI liés à cinq minerais clés : or, zinc, argent, manganèse et dolomite. L’or, à lui seul, concentre 61 % de ces pertes, avec des pics alarmants comme les 620 millions de dollars évaporés en 2017.
Ces pertes sont principalement dues à :
- La sous-facturation systématique des exportations
- La contrebande vers des destinations comme les Émirats arabes unis
- La fixation de prix volontairement sous-évalués
⚠️ Fraude, corruption et insécurité : un cocktail explosif
En 2022, les autorités burkinabè ont recensé 39 cas de fraude liés au commerce de l’or. Des lingots contrefaits d’une valeur de 15 millions de dollars ont été saisis. La Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) pointe du doigt l’insuffisance des mécanismes de contrôle, aggravée par la corruption et l’insécurité dans les zones minières.
Le gouvernement reconnaît désormais le rôle potentiel du secteur extractif dans le financement du terrorisme et place la lutte contre les FFI au cœur de son agenda sécuritaire.
🏥🏫 Le coût social : 1 000 écoles et 1 000 centres de santé envolés
Les 4,93 milliards de dollars perdus auraient pu financer :
- 1 000 centres de santé
- 1 000 écoles
🔧 Recommandations : vers une gouvernance minière renforcée
L’étude propose un plan d’action ambitieux :
- Formalisation de l’EMAPE avec attribution de zones dédiées
- Digitalisation des titres miniers et des procédures fiscales
- Création d’une structure autonome de surveillance du secteur
- Renforcement du partage de données entre douanes, fisc, sécurité et autorités minières
- Intégration systématique des typologies de fraude dans les rapports ITIE