Alors que la guerre en Iran provoque une flambée des prix du pétrole, l’organisation internationale 350.org exhorte les pays du G7 à instaurer une taxe sur les profits exceptionnels des compagnies pétrolières et gazières. L’objectif : protéger les ménages face à la hausse des factures et financer la transition énergétique.
Un précédent au Royaume-Uni
En 2022, le gouvernement britannique avait imposé une taxe de 25 % sur les bénéfices des grandes entreprises du secteur, générant 3,6 milliards de livres sterling en deux ans. Pour 350.org, ce type de mesure constitue un levier immédiat pour amortir les chocs de prix et investir dans des solutions renouvelables locales.
Des voix critiques au sein de 350.org
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Fanny Petitbon, responsable France, estime que la libération de réserves stratégiques n’est qu’un “pansement sur une plaie béante” et appelle à “cesser de protéger les profits” des majors.
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Clémence Dubois, responsable des campagnes globales, dénonce un système énergétique qui “permet aux compagnies fossiles de façonner le marché et de transférer les coûts aux ménages”.
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Masayoshi Iyoda, chargé de campagne au Japon, souligne la vulnérabilité de son pays face aux importations via le détroit d’Hormuz et appelle à “accélérer une transition juste vers les renouvelables”.
Une interpellation directe au G7
350.org demande aux gouvernements du G7 de cesser les allègements fiscaux accordés aux industries fossiles et de mettre en place une taxe forte sur les profits exceptionnels. Les revenus générés devraient être réorientés vers le soutien aux familles et l’accélération de la transition énergétique.
Contexte politique
La France, qui assure la présidence du G7, est invitée à “confronter l’éléphant dans la pièce : la sortie urgente des énergies fossiles”, selon 350.org. . L’organisation estime que la crise actuelle illustre une fois de plus la nécessité de réduire la dépendance au pétrole et au gaz, sources de volatilité économique et de dérèglement climatique.

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